2016 03 10 paul VIIls sont rares les Papes qui ont eu à gérer en contrepoint de leur pontificat, le déroulement, la fin et un «après-Concile»!
Jean XXIII venait de mourir le 3 juin 1963, trois ans après avoir lancé son «leitmotiv» d’ouvrir les fenêtres de l’Église, et avoir pris les mesures de cet «aggiornamento» en convoquant un Concile dont la première session s’était déroulée fin 1962.

Dans le même mois de 1963, le 21, est élu Pape le cardinal Montini alors archevêque de Milan qui choisit le nom de l’apôtre Paul, Paul VI, mettant ainsi son Pontificat sous la bannière de l’apôtre des nations, signe évident de sa volonté de poursuivre le Concile, ce qu’il ne manqua pas d’annoncer dans l’immédiat de son élection.

Il en donnera rapidement des signes éloquents qu’il ne cessera de multiplier au cours de ses 15 années romaines. L’un des plus étonnants et médiatiques fut le projet d’aller en pèlerin sur les pas du Christ. Le Pape créait l’événement par cette annonce spectaculaire aux pères conciliaires. Et l’on ne sera pas déçu de cette nouveauté papale: une première que cette sortie du Vatican pour aller à Fiumicino prendre l’avion, - aucun Pape, en effet, n’était jamais sorti d’Italie depuis le XIX° siècle et, à ce jour, aucun n’avait encore pris l’avion,- et puis la rencontre avec le Patriarche Athénagoras, une première, là aussi, depuis le XV°siècle !

D’autres signes encore, présence de laïcs au Concile, création d’un service de presse, dépôt de la tiare, première concélébration et présidée par le Pape...multiples voyages, ouvrant ainsi des chemins nouveaux à ses successeurs! Paul VI relance le statut international du Saint-Siège en mettant l’Église en position «d’expertise en humanité».

On est en droit de penser que cet esprit d’ouverture, d’à propos, le jeune JB Montini en avait fait l’apprentissage dans le contexte politique italien de sa jeunesse au lendemain de la première guerre mondiale et que, jeune prêtre, il l’avait forgé dans l’accompagnement, du mouvement des jeunes universitaires, berceau des futures élites catholiques qui auraient à reconstruire une société intégralement chrétienne après la chute du régime fasciste!

Autre lieu de formation, la ville du grand évêque Ambroise, Milan, dont il devint archevêque, laboratoire où « j’ai appris à connaître le coeur de l’Église dans la vie des paroisses, dans les contacts avec les gens, dans leur vie quotidienne. C’est là que l’Église vit et lutte », affirmait-il.

Certes mon écoute, durant la lecture de cet ouvrage, a été fort sélective...n’ayant emprunté qu’une seule allée au milieu de tant d’autres possibles, quelques-unes apparemment moins lumineuses, une allée celle de l’ouverture, de la figure sereine que nous donne à voir l’ouvrage de P. Chenaux, les premiers traits, actes, discours d’un pape tout neuf que je découvrais alors étudiant romain bien avant mai 1968! Autres allées...

Flash sur ce «Timonier de Vatican II», un pape qui fut moins écartelé, indécis et tourmenté qu'on ne l’a écrit, mais plutôt gouverné par la passion de faire converser l'Église avec le monde tel qu'il est, avec les incroyants, les artistes... L’ouvrage de P. Chenaux a un sous-titre: «Paul VI - Le souverain éclairé»! 

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