Jour
 
Sam. 23 Sep, 2017

Elisabeth - Füssenich (D) (Tous les jours)

Religieuse de Füssenich, Elisabeth fut réconfortée par de multiples révélations. Au cours d’une messe célébrée par saint Hermann-Joseph, elle vit d’un côté Jésus-Christ, le grand prêtre, et de l’autre la Vierge Marie. Elisabeth était méritante aux yeux de Dieu. Alors qu’Hermann-Joseph était atteint d’une maladie qui faillit l’emporter, elle obtint que sa vie fût prolongée de 9 ans, au détriment de la sienne.

Epiphane Louys - Verdun (F - Meuse) | Etival (F - Vosges) (Tous les jours)

Né à Nancy en 1614, Nicolas Louys reçut l’habit prémontré de la Réforme de Lorraine à Saint-Paul de Verdun en 1631, ainsi que le prénom d’Epiphane. Après ses études, notamment à Pont-à-Mousson, il fut ordonné prêtre en 1638 et enseigna la théologie à Saint-Jean de Falaise en Normandie, puis successivement dans d’autres maisons où, dans les difficultés le plus souvent, il assuma les responsabilités de sous-prieur ou de prieur.

Le Père Louys fut fréquemment définiteur dans les chapitres de Prémontré ou de la Réforme lorraine. Procureur à Rome, il joua un rôle de premier plan dans la fondation de Parey-sous-Montfort. Elu abbé d’Etival en 1663, reçu docteur en théologie, il poursuivit la restauration du monastère et administra avec justice, fermeté et bonté les personnes et les biens du ban d’Etival, tant au spirituel qu’au temporel. Nommé en outre supérieur du collège du Saint-Sacrement à Paris, en 1670, exerçant également les responsabilités de procureur de l’ordre auprès de la cour de France, il subit, malgré sa réputation de conciliateur, l’hostilité de l’abbé général Michel Colbert, qui menait grand train au collège parisien de l’Ordre, rue Hautefeuille. Exilé par une lettre de cachet de Louis XIV, il bénéficia d’un arbitrage qui le rétablit dans ses fonctions au collège parisien de la réforme de Lorraine. Appelé souvent à visiter les abbayes réformées, il fut élu vicaire général de la Stricte Observance, deux ans avant sa mort.

Directeur de conscience auprès de laïcs, il aida aussi bon nombre de communautés religieuses, parfois dans leur fondation, mais plus encore dans leur vie spirituelle, particulièrement les bénédictines du Saint-Sacrement. Spirituellement très proche de la fondatrice, Mère Mechtilde, et de la supérieure du monastère de Rambervillers, Mère Benoîte de la Passion. Pour elles, il rédigea ses Conférences mystiques. Il y prône une contemplation abstraite de toute représentation mentale ou manifestation sensible, par un simple regard de nudité de foi, se nourrissant de la présence de Jésus-Christ dans le sacrement eucharistique. De ses lettres aux religieuses de la congrégation, les copies rassemblées forment six volumes qui s’ajoutent à son œuvre imprimée.

Le Père Epiphane aida également puissamment les sœurs de Saint-Charles de Nancy à se constituer en une communauté religieuse à laquelle il proposa une règle dont l’inspiration prémontrée est attestée par la prééminence accordée à l’Eucharistie et à l’office divin.

Au témoignage de son disciple Michel La Ronde, « Parce qu’il se possédait parfaitement, il s’acquérait la confiance de ceux qui l’approchaient. Son intelligence était ouverte aux hautes spéculations qu’il exprime dans un style limpide. A mesure qu’il avançait en âge, le prélat était de plus en plus le modèle de toutes les vertus religieuses (…). Il ne parlait que d’amour et n’agissait que par amour. Il conservait toujours une si grande égalité d’esprit qu’il était toujours présent à lui-même et ne paraissait jamais dissipé ni empressé ».

Au cours de ses visites canoniques et pastorales, le père Epiphane Louys fut pris de fièvre à Verdun. Après avoir reçu plusieurs fois le sacrement de pénitence, il décédait le 24 septembre 1682 à l’âge de 68 ans. Son cœur fut recueilli par les religieux de Saint-Paul de Verdun , son corps par ceux d’Etival, et le souvenir de sa mémoire par tous les religieux de son Ordre, réformés ou non, témoins privilégiés des marques de sa sainteté.

Hermann-Joseph Boeracker - Tongerlo (B) (Tous les jours)

Originaire de Ravenstein, Hermann-Joseph (Nicolas) fit profession le 8 décembre 1704 à l’abbaye de Tongerlo où il se fit remarquer par l’honnêteté et le sérieux de son comportement religieux. Nommé maître des novices en 1715, il remplit la charge de prieur conventuel en 1717 avant de se consacrer à l’apostolat paroissial à Olen, en 1720, puis à Klein-Zundert en 1740, jusqu’à son décès le 23 septembre 1747.

Le nécrologe relève surtout son assiduité à la prédication de la parole divine, précisant qu’il pratiquait lui même ce qu’il prêchait avec tant d’éloquence.

Hubert Beyersbergen - Postel (B) (Tous les jours)

Nommé prieur trois ans après son ordination sacerdotale, celui qu’on appela le « bon prieur » exerça sa fonction pendant 33 ans jusqu’à sa mort. Hubert Beyersbergen était né le 9 janvier 1867, et il entra à l’abbaye de Postel le 15 octobre 1888, âgé de 21 ans. Prêtre en 1893, il fut sacriste et professeur d’Ecriture sainte à partir de 1895. Il devint prieur, exerçant aussi les charges de maître des novices (jusqu’en 1917) et celle de cellérier. Le père Hubert aimait sa maison et portait ses frères dans son cœur. Par son caractère enjoué et affable, par une chaleureuse simplicité, il créa une ambiance fraternelle dans le couvent. Sa fidélité aux obligations de la vie commune stimulait ses frères à remplir sérieusement leurs devoirs. Le prélat Herstraets avait dans son prieur un collaborateur dévoué et les deux joignaient leurs efforts pour le bien spirituel et temporel de l’abbaye. L’abbé avait espéré l’avoir pour successeur et disait parfois : « Si on en choisit un autre, je crains que la discipline ne se relâche ». Ce qui ne fut pas le cas. Les dernières années d’Hubert Beyersbergen furent pour lui un vrai supplice. Il eut à boire le calice amer de la maladie jusqu’à la lie, dans un complet abandon à la volonté de Dieu. Sans cesse, il répétait sur son lit de mort : Tout pour toi, Seigneur. Ce que Dieu fait est bien fait. Il mourut pieusement le 23 septembre 1929, âgé de 62 ans, et laissa dans son abbaye et chez les gens qui l’avaient connu, le souvenir d’un saint religieux.

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