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Mer. 22 Mai, 2019

Edmond Sauvage - Bucilly (F - Aisne) / Jovilliers (F - Meuse) (Tous les jours)

Toute sa vie, Edmond irradia une innocence unique. Entré à l’abbaye de Bucilly, il en fut élu abbé en 1649. Fort d’une bulle du pape Innocent X et d’un diplôme royal, il introduisit la Réforme de Lorraine dans son abbaye. Vicaire général, en visitant les maisons de la région de Bar-le-Duc, il constata la situation désolante de l’abbaye de Jovilliers. Avec l’assentiment de ses supérieurs, il quitta son abbaye cossue pour cette pauvre maison. Il y arriva avec quelques frères et ne tarda pas à y introduire la Réforme de l’Antique rigueur. Edmond Sauvage était tellement intègre qu’aucun religieux n’osa s’y opposer.

Toute sa vie il conserva la ferveur et l’ardeur d’un novice. Jour et nuit il assistait aux offices de la communauté. Octogénaire, il continuait d’observer les prescriptions de jeûne et d’abstinence, ne voulant en rien s’en dispenser. Il mourut en 1670.

Emilie Podoska - Zwierzyniec (PL) (Tous les jours)

Emilie naquit à Grajow le 7 septembre 1845. Onzième de seize enfants, elle grandit dans une famille connue pour son patriotisme et sa foi catholique. Elle étudia chez les sœurs clarisses puis entra en 1872 chez les sœurs prémontrées de Cracovie. Elle devint institutrice au pensionnat du couvent puis directrice de 1880 à 1886 et enfin maîtresse des novices de 1886 à 1889. Elle se distinguait par son application à la tâche et son assiduité au travail. Exigeante pour elle-même, pleine de bonté pour les autres, elle savait allier l’amour de l’observance régulière à la compréhension bienveillante des besoins de ses sœurs. Elle vivait d’un amour profond envers Jésus dans l’Eucharistie et d’une  dévotion filiale à la Sainte Vierge. Dans son monastère, sœur Emilie souhaitait un retour à l’observance des Statuts de l’Ordre et se tenait prête à déclencher ce renouveau. Consciente qu’elle n’y parviendrait guère à force de discussions, tant l’humaine fragilité trouve d’excuses pour garantir sa liberté, à l’exemple de Notre Seigneur, elle eut recours au don d’elle-même. Elle offrit donc sa vie pour la restauration de l’Ordre. « Pour eux je me consacre afin qu'elles soient elles aussi consacrées en vérité » (Jn 17, 19).

Elle ne se plaignit jamais de qui que ce fût, mais doucement et fermement elle poursuivait son chemin. Elle était d’un naturel enjoué et d’un commerce agréable. En 1889, à la suite d’une pneumonie, elle contracta la tuberculose. Au milieu de ses souffrances, elle répétait souvent : « Châtie-moi dès ici-bas, Seigneur, afin de m’épargner dans l’éternité ». Mourante, elle supplia qu'on pose sur son lit les Statuts de l’Ordre. Elle s’exclamait : « Pour eux je veux mourir ».

Elle décéda le 22 mai 1889, à l’âge de 45 ans, dans sa dix-septième année de vie religieuse. Le Seigneur accepta le sacrifice de sa vie : le grain de blé qui tombe en terre porte beaucoup de fruits. Après sa mort, la vie régulière du couvent de Zwierzyniec s’améliora de façon radicale.

Son procès de béatification fut introduit à Cracovie le 17 mars 1993 et trouva une conclusion favorable en septembre 1994. En mai de cette dernière année, on a exhumé son corps pour le transférer dans l’église du monastère.

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