Milon - Thérouanne (F-Pas-de-Calais)

Date: Jeu. 15 Fév, 2018
Durée: Tous les jours

Fils de Pierre et Emma - que l’on croit la soeur de Dreux, Seigneur de Sélincourt en Picardie - Milon est né vers 1180. Il étudia à l’école capitulaire d’Amiens, peut-être aussi à Laon, et devint curé de Verchin vers 1113. En 1120, il résolut de se donner à la réforme du clergé en se faisant chanoine régulier. Il s’associa à l’ermitage de Saint-Josse-au-Bois. La fondation connut des débuts difficiles. Ce groupe fondit un prieuré à Amiens, à Sélincourt, puis à Saint-André-au-Bois. En 1130 reçut la charge de l’évêché de Thérouanne. Il fit alors agréger ses fondations à l’ordre de Prémontré et devint lui-même prémontré. Il érigea de nouveau, en 1131, l’ancienne abbaye de Thérouanne, dévastée au IXème siècle par les Normands, et la plaça sous le patronage de saint Augustin de Cantorbéry : il la peupla avec des prémontrés venus de Sélincourt. L’année suivante, il fit revivre le chapitre de Licques, y installant des prémontrés de Saint-Martin de Laon. Quant aux chanoines réguliers de Saint-Nicolas, ils rallièrent l’Ordre à son instigation, en 1135, et Milon les plaça sous la paternité de l’abbaye de Grimberghen.

Milon ne fut pas un écrivain, mais un homme d’action. Son épiscopat fut l’un des plus prestigieux de l’histoire de l’Eglise de France. Les historiens parlent de lui comme d’un clerc de tout premier plan, célèbre par son humilité et sa science. Milon aurait voulu réformer l’abbaye de Saint-Bertin, de l’ordre de Saint Benoît,  dont Cluny voulait s’emparer. Une dispute s’ensuivit, en 1139, entre Milon et Pierre le Vénérable, qui l’accusait de dénigrer l’ordre monastique. I

Homme de prière, Milon se rendait régulièrement à l’abbaye Saint-Augustin de sa ville épiscopale pour s’adonner à la prière et à la contemplation. Il mourut sereinement le 16 juillet 1158, à l’âge de 78 ans.

Le 2 avril suivant, une femme aveugle de Thérouanne vit apparaître en songe la Vierge Marie qui lui conseilla d’aller prier au tombeau de Milon. Elle revit la Sainte Vierge accompagnée de Milon qui lui toucha les yeux. A son réveil, elle avait recouvré la vue. Ce miracle était si patent, tellement la femme était connue de toute la ville, que le clergé ne put refuser de chanter le Te Deum. Il demeure un dicton qui dit : En Bernard excellait la charité, en Norbert la foi, en Milon l'humilité.

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