Philippe de Harvengt - Bonne-Espérance (B)

Date: Sam. 27 Avr, 2019
Durée: Tous les jours
Information de contact: Ardura B 106-115, Goovaerts II 36, Hugo I 357, Le Paige 508-513, Lienhardt 110 (13.4), Petit 129, Van Spilbeeck 24

Philippe naquit vers 1100 à Harvengt, dans le Hainaut, au sein d’une famille modeste. « Homme du peuple, écrit-il, je ne veux pas passer pour le flatteur d’un noble ». Dès sa prime jeunesse, la tonsure fit de lui un clerc, et il poursuivit ses études jusqu’à un très haut niveau. L’idée que la cléricature exigeât la sainteté le hantait déjà très jeune. Il vint quérir cette sainteté à Bonne-Espérance, abbaye dont il devint prieur vers 1130. Commencèrent alors quelques démêlés avec saint Bernard dont un religieux de Clairvaux s’était enfui. Philippe écrivit à saint Bernard deux lettres à ce sujet. Mais des jaloux dans le monastère en profitèrent pour le calomnier. On accusa Philippe auprès de l’abbé général et de l’évêque de Cambrai. Finalement le chapitre général de 1149 donna tort à Philippe qui, après dix-neuf années de charge dut s’exiler avec sept autres frères. Mais le chapitre général revint sur sa décision et Philippe put rentrer à Bonne-Espérance en 1152. Il redevint prieur puis fut élu abbé en 1158.

Il fut pour ses frères un père éminent car il possédait et la doctrine spirituelle, et la sagesse d’un chef. Pour les nécessités de son abbaye, il rédigea un commentaire sur le Cantique des Cantiques, un traité polémique : De dignitate clericorum ainsi que deux traités spirituels sur l’obéissance et le silence. Il écrivit également la vie de quelques saints pour les communautés religieuses voisines. Lire et écrire constituait, pour Philippe, l’essentiel de la vie d’un clerc en dehors des offices liturgiques. Pour lui, les raisons primordiales du silence monastique étaient la charité fraternelle, le recueillement propice à l’oraison et la préparation à l’enseignement. Il voulut doter son église de précieuses reliques et il obtint de Renaud, archevêque de Cologne, dix corps de martyrs. Le jour de Noël 1182, Philippe renonça à sa charge d’abbé pour se préparer, par la prière et l’oubli des choses du temps, aux visions de l’éternité.

Il mourut le 27 avril 1183.

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