Jour

Saint Gilbert de Neffontaine (F-Allier) (Tous les jours)

Gilbert, chevalier, appartenait à la haute noblesse d’Auvergne. sur les conseils d’Ornifiers, abbé prémontré de Dilo, il s’engagea dans la deuxième croisade prêchée par saint Bernard à Vézelay, et conduite par le roi de France Louis VII. La croisade se transforma en désastre militaire. Rescapé de cette périlleuse entreprise, Gilbert résolut, de concert avec son épouse Pétronille et sa fille Poncia, de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse. Il donna une partie de son immense fortune aux pauvres et construisit un monastère de moniales dans lequel entrèrent sa femme et sa fille. Après avoir lui-même pris l’habit prémontré à Dilo, Gilbert construisit l’abbaye de Neuffontaines et en devint le premier abbé en 1150. Fidèle au charisme de saint Norbert, il construisit un hôpital qui devint rapidement célèbre par les miracles que Gilbert y accomplissait. Pénitent et charitable, il attira une foule de malades et de pécheurs, désireux de soulager leurs maux physiques et spirituels. On lui amenait de tous côtés des enfants gravement malades. Il leur imposait les mains et les rendait guéris à leurs parents. Epuisé par la pénitence et le labeur, il mourut le 5 juin 1152. Selon ses vœux, on l’enterra dans le cimetière des pauvres de l’abbaye. A la suite de nombreux miracles obtenus par son intercession, on transféra son corps dans l’église abbatiale. La fête de saint Gilbert, le 24 octobre, rappelle la date de cette translation. Le pape Benoît XIII reconnut son culte le 22 janvier 1728.

Dominik Dietrich – Wilten (A) (Tous les jours)

Né à Hall dans le Tyrol en 1871, Dominik Dietrich entra en 1889 à l’abbaye de Wilten. Il devint prêtre en 1894. Sa vie durant, il fut au service du peuple de Dieu, tout en voulant répondre de près aux exigences de son temps. Il se dévoua spécialement à la Presse catholique, et s’occupa particulièrement de la condition sociale des employées de maison, dont il défendit les droits. Pendant et après la première Guerre mondiale, il joua un rôle majeur dans l’attention du pays aux victimes du grand conflit. Il participa aussi à la vie intellectuelle et culturelle de son temps, donnant des conférences aux artistes et aux amis de l’art. Pendant des décennies, il fut un des prédicateurs et des orateurs les plus aimés et estimés du Tyrol. De 1914 à 1934, il remplit la fonction de prieur de l’abbaye, et donna des cours de théologie aux jeunes clercs. De 1930 à 1951, Dominik fut le curé de la paroisse abbatiale de Wilten, et dès cette époque, il engageait résolument les laïcs dans l’apostolat. A l’instigation du curé Dietrich, on bâtit des églises provisoires dans les nouveaux quartiers d’Innsbruck. Pendant l’occupation nazie de l’Autriche (1938-1945), Dominik Dietrich fit plusieurs séjours dans les prisons de la Gestapo.

Pour échapper au camp de concentration, il dût s’exiler à Schlägl pendant une demi-année. Les Nazis n’osèrent pas mettre définitivement la main sur lui, car il avait autour de lui une très grosse sympathie populaire. Il laissa quelques écrits : Praktische Preszarbeit, Preszpredigten des Piusvereins (4 fascicules 1911-1913), Herz-Jesu-Predigten (trois livrets 1946-1947). Ce dévoué et fervent prémontré mourut le 26 octobre 1951.

Jean Pelgrim – Furnes (B) (Tous les jours)

Jean était chanoine à l’abbaye Saint-Nicolas de Furnes dans les temps troublés de la Réforme. Vers 1578-1580, une troupe de protestants intercepta plusieurs religieux de l’abbaye : ne voulant pas être séparé de ses frères, Jean alla lui-même à la rencontre de ces furieux, au risque de se laisser arrêter et de subir la mort.

On lui confia ensuite, à la collégiale de Saint-Walburge de Furnes, le canonicat réservé à l’abbaye de Saint-Nicolas. Septuagénaire, il rentra dans son abbaye et suivit religieusement toutes les prescriptions de la discipline régulière. Sa cellule lui était chère et il n’en sortait que par obéissance.

Bien qu’il souffrît d’une hernie, il récita toujours les heures canoniales à genoux, avec la plus grande dévotion. Parvenu à la fin de sa vie, après avoir donné des preuves d’une humilité et d’une abnégation étonnantes, il s’endormit pieusement dans le Seigneur en 1620.

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