Jour

Thomas Heylen – Tongerlo (B) (Tous les jours)

Thomas Louis Heylen naquit à Kasterlee en Campine dans une famille de cultivateurs modestes. Dès l’âge de sept ans, il assistait quotidiennement à la messe. Enfant très intelligent, il put parfaire des humanités chez les Jésuites à Turnhout. Il reçut l’habit blanc à Tongerlo le 28 août 1875, dans la perspective d’être envoyé en mission en Angleterre. Il devint profès solennel le 28 août 1880 et fut ordonné prêtre le 11 juin de l’année suivante. Le 28 septembre 1881, il partit à Rome pour étudier la philosophie et la théologie. Le 28 juillet 1183, il défendit, devant le pape Léon XIII ses thèses de théologie. Deux à peine après son retour à Tongerlo, il fut élu abbé pour succéder à Jean Chrysostome De Swert, mort subitement. Il avait 31 ans. La même année, il fut nommé vicaire de l’abbé-général pour la circarie de Brabant. Durant les douze années de son abbatiat, le nombre des frères de son abbaye passa de 64 à 100. Grâce à ses initiatives, l’abbaye de Tongerlo entreprit une mission au Congo belge et fonda une maison à Manchester en Angleterre. Cette vocation missionnaire ne s’est jamais éteinte. En 1898, par ses soins, fut réalisée l’intégration de la congrégation de la primitive observance de Frigolet, à l’Ordre de Prémontré. Nommé évêque de Namur le 23 octobre 1899, et consacré le 29 novembre de la même année, il sillonna son vaste diocèse pour visiter ses 1200 prêtres et leurs paroisses. Le secret de sa grande activité était la ponctualité avec laquelle il organisait son travail et ses déplacements. En 1903, il accueillit dans son diocèse une vingtaine de communautés masculines et environ cent communautés féminines expulsées de France à la suite des lois Combes. Profitant de la paix scolaire en Belgique, il développa l’enseignement catholique et fonda cinq collège. En hommage à son activité charitable pendant la guerre de 1914-1918, suite à une pétition soutenue par 90.000 signatures, il reçut le titre de « Défenseur de la ville ».

Dans l’exercice de sa charge épiscopale, Mgr Heylen demeurait toujours religieux prémontré. Son ordre du jour suivait celui des frères de son abbaye. Il se levait chaque jour à trois heures du matin. Grâce à son ascendant, il continuait à exercer une grande influence à l’intérieur de son Ordre et fut invité aux chapitres régionaux et provinciaux. Sa vie spirituelle était grandement imprégnée de dévotion mariale et eucharistique. Dès le début de son épiscopat, il avait mis son diocèse sous la protection de la Sainte Vierge. Pendant la guerre il allait confier ses soucis à Notre-Dame du Rempart, patronne de la ville de Namur. En raison de sa grande dévotion à l’Eucharistie et de son zèle à en développer le culte, on l’appelait « un autre saint Norbert ». En 1901, Léon XIII le nomma président des Congrès Eucharistiques internationaux, et, en cette qualité, il prépara et présida 21 congrès internationaux.

En 1941, âgé de 85 ans, il fit une chute malencontreuse dont les séquelles lui furent fatales. La veille de sa mort, il se fit transporter dans sa chapelle pour y demeurer une demi-heure en adoration devant le Saint-Sacrement. Il entra dans la paix du Christ le 27 octobre 1941. On l’inhuma dans la crypte de la cathédrale de Namur. Devant l’autel du Saint-Sacrement, une statue commémorative le représente agenouillé en adoration.

Thomas Mang – Ursberg (D) (Tous les jours)

Thomas entra à l’abbaye de Ursperg et fut envoyé à Cologne pour ses études où il obtint le titre de docteur en théologie. Le début de son abbatiat en 1523 coïncida avec le déclenchement des troubles protestants. Les paysans rebelles désolèrent en 1525 toute la contrée, qui subit impiétés et abominables brigandages. Les rebelles incendièrent l’abbaye qui brûla huit jours durant. Thomas mit toute son espérance dans le Christ : Tu salus mea, Christe. Il commença à reconstruire l’église et les bâtiments claustraux qui resurgirent plus beaux qu’avant. L’abbé fit renaître dans son abbaye une vie canoniale exemplaire. Il mourut saintement en 1569, après 47 années d’abbatiat.

Xavier de Fourvière – Frigolet (F) (Tous les jours)

Soucieux d’évangéliser le peuple provençal, le Père Xavier portait également en lui le projet ambitieux de contribuer à la renaissance d’une langue réduite à l’état de patois. Il publia en 1889, sous le pseudonyme de Xavier de Fourvière, les Eléments de grammaire provençale, suivis du Petit guide de la conversation provençale, et en 1902, le fameux Pichot trésor, dictionnaire portatif français-provençal, provençal-français, constamment réédité jusqu’aujourd’hui.

Au cours de l’année 1903, une autre épreuve allait marquer le Père Xavier. Les religieux de Frigolet, chassés de leur abbaye et de la France, allaient connaître un long exil. La majeure partie de la communauté se réfugia à Leffe, en Belgique, mais ses supérieurs demandèrent au Père Xavier de devenir prieur du monastère de Storrington en Angleterre. Le cœur meurtri, il quitta sa Provence. A Storrington, il poursuivit ses travaux et fit la traduction en provençal de l’Imitation de Jésus-Christ, publiée après sa mort, en 1913. Eprouvé par l’exil, le prédicateur fut frappé d’une attaque d’apoplexie, en descendant de la chaire de Notre-Dame de France, à Londres.

A l’hôpital, il repris conscience au milieu de la nuit, et composa son dernier poème provençal : Sus lou lindau de l’Eternita, un chant mystique sur le ciel nouveau et la terre nouvelle. Transporté en France, il mourut à Roubion, où il était né, le 27 octobre 1912, à l’âge de 59 ans. Les influences conjuguées de la foi et de la culture provençale ont fait de Xavier de Fourvière un modèle de pasteur proche de son peuple, et surtout un éducateur éclairé, qui sut emprunter à la culture de son temps et de sa région tous les éléments susceptibles d’exprimer le message chrétien.

Jacques Claes – Averbode (B) (Tous les jours)

Jacques Claes est né à Zepperen le 10 mars 1752, et entra à l’abbaye d’Averbode le 23 mai 1773. Il fut ordonné prêtre le 21 septembre 1776. D’abord vicaire à Wezemal en 1784, il passe à Veerle en 1789 et confesseur à Kortenbos en 1795. Pendant la Révolution française, un décret du 14 brumaire An VII (4 novembre 1798) le condamna à la déportation à la Guyane, parce qu’il s’était opposé au serment de 1797. Arrêté dans le bois voisin de l’abbaye, conjointement avec le frère Hermann-Joseph Biermans, il fut incarcéré à Louvain et de là envoyé à Rochefort. Biermans fut mis en prison à Valence, et Jacques Claes transporté à Oléron. Il y demeura en exil jusqu’au 21 février 1800. Lors de son retour à Paris, une dame, admirant son maintien édifiant, lui demanda s’il était un des prêtres persécutés. Sur sa réponse affirmative, elle lui remit un rouleau de pièces d’or. Après la signature du Concordat, Jacques Claes devint curé de la paroisse de l’abbaye de Oostham. C’était en décembre 1801 et c’est là qu’il mourut en 1828, le 29 octobre, renommé pour son ardente charité envers les nécessiteux. Au dire du nécrologe d’Averbode, Jacques Claes fut un homme infatigable dans l’instruction des enfants et des gens simples de la campagne. Il soutenait leur foi par la parole et par la plume. A leur usage, il composa en effet plusieurs livres, aux titres évocateurs : De Boere Theologie, pour les paysans, domestiques, ouvriers et pour le peuple de la campagne. Par un jeu de conversations, de questions-réponses, Jacques Claes leur explique la foi et la morale chrétienne. De Godtvrugtige Scheper (le berger dévot), De welmeynende boere-dogte (la fille campagnarde bien pensante) et De welmeynende boerne-zoon (le garçon campagnard bien pensant). Ces livres connurent un grand succès et furent plusieurs fois réédités.

Julius Borremans – Tongerlo (B) (Tous les jours)

Né le 31 mai 1881 à Aarschot, Jules Borremans entra à l’abbaye de Tongerlo, où il reçut l’habit blanc le 15 octobre 1900. Il fut ordonné prêtre le 10 mars 1906. Musicien talentueux, il tint l’orgue à l’abbaye pendant plusieurs années. Il devint ensuite curé à Béez en 1925, puis à Neerepen en 1925 et enfin à Papignies en 1937. En juin 1944, pendant la Deuxième Guerre mondiale, un avion américain fut abattu dans la région, et le P. Jules avait accueilli le pilote dans sa cure de Papignies. La Gestapo en eut connaissance, et le 29 juin, le religieux fut arrêté dans son presbytère. Il fut incarcéré à Audenarde puis à Gand. Peu de temps après, il fut emmené au camp de concentration de Mauthausen en Autriche, où il mourut, épuisé par les mauvais traitements, le 29 octobre 1944. Jules Borremans est cité dans le martyrologe du XXème siècle présenté au pape Jean-Paul II lors du jubilé de l’an 2000.

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