Jour

Hermann-Joseph Tapper - Mondaye (F) (Tous les jours)

Né à Saint-Julien de Caen en 1864, ordonné prêtre en 1889, vicaire à Saint-Sauveur de Caen, le jeune abbé Tapper reçut l’habit de saint Norbert et le patronage de saint Hermann-Joseph le 6 août 1891 dans l’église paroissiale de Cottun – où les pères de Mondaye étaient alors en exil. Profès solennel le 6 août 1896 dans l’église abbatiale de Mondaye. Il fut successivement bibliothécaire, sous-maître des novices, circateur, professeur d’écriture sainte. Le 3 décembre 1902, il partit avec le noviciat et le P. Charles Sourbès à Hubermont, en Belgique. L’année suivante, il signe avec le P. de Panthou l’achat de Bois-Seigneur-Isaac. C’est dans cette dernière maison qu’il termine sa vie, le 30 octobre 1919, après avoir exercé saintement les charges de sous-prieur et de professeur de théologie dogmatique.

Le P. Hermann-Joseph Tapper était, par la filiation des PP. de Panthou et Madelaine, tout imprégné de l’esprit de la réforme de Lorraine. Grand lecteur lui-même d’Epiphane Louis et des auteurs spirituels prémontré, le P. Tapper vivait dans une spiritualité de la Réparation et du « Saint Esclavage ». Austère avec lui-même – il restait fréquemment des heures à genoux devant le Saint-Sacrement – il était d’une exquise délicatesse avec les autres. Souvent il s’affligeait de trouver si peu d’esprit de pénitence dans sa communauté. Il voulait sans cesse « réparer » pour les prêtres, et parlait souvent de l’abbé Loisy, croyant toujours à sa conversion. Il désirait ardemment un tiers-ordre sacerdotal pour Mondaye, et composa à cet effet un manuel.

Sa conversation était toute spirituelle : on le fuyait en récréation, mais on le cherchait pour la direction. Le cardinal Mercier de Malines lui-même, aimait s’entretenir de longues heures avec le P. Hermann-Joseph, lors de ses visites à Braine-l’Alleud.

Lorsqu’il mourut, à l’âge de 54 ans, il murmura : Le Seigneur est bien bon pour son pauvre pécheur.

Frédéric Herlet - Oberzell (D) (Tous les jours)

Natif de Niederlauer, Frédéric fut d’abord prêtre séculier et obtint son doctorat en théologie. Il fut ensuite doyen d’Ebern, recteur du séminaire de Würzburg et conseiller épiscopal. Un jour, sous la mouvance de la grâce, il renonça à toutes les espérances du siècle pour embrasser l’état de pauvreté dans l’ordre de Prémontré. Il avait quarante ans. Il entra ainsi à l’abbaye d’Oberzell.

Frédéric devint bientôt un modèle de vie religieuse au point que ses supérieurs lui confièrent la charge de maître des novices, de circateur et de sous-prieur. Puis il devint prévôt des Norbertines de Unterzell. Après avoir sagement administré sa prévôté pendant dix ans, il mourut le 31 octobre 1718.

Il rédigea Solitudo Norbertina qui se présente comme un recueil d’exercices spirituels, et constitue une synthèse cohérente entre la spiritualité prémontrée et la méthode jésuite des Exercices spirituels. Cette synthèse est l’un des fruits les plus évidents de la réforme tridentine et de l’influence de la Compagnie de Jésus. Frédéric Herlet exerça une influence profonde sur ses frères de l’Ordre et sur les prêtres de son temps. Ses écrits contiennent des idées traditionnelles sur la vie sacerdotale et religieuse, mais la doctrine est admirablement adaptée aux exigences de l’époque.

Tous ceux, écrit-il, qui se comportent selon l’esprit de saint Norbert, ceux-là sont fils de saint Norbert. En effet, ne sont pas fils ceux qui occupent les lieux des saints, mais bien ceux qui se livrent aux oeuvres des saints.

Norbert Marstaller - Steingaden (D) (Tous les jours)

Religieux de Steingaden, Norbert reçut sa formation spirituelle à l’abbaye de Pont-à-Mousson sous la direction de Servais de Lairvelz. Il fut ensuite nommé maître des novices dans le noviciat commun de la circarie de Bavière, responsabilité qu’il continua d’exercer quand il fut élu abbé de Steingaden en 1623. Il assista à la translation des reliques de saint Norbert de Magdebourg à Strahov. En 1632, pendant la guerre contre les Suédois, il demeura parmi ses ouailles qu’il administra treize années durant, au milieu des périls.

Le Père Norbert Marstaller avait une grande dévotion à la Vierge qu’il invoquait surtout sous le titre de « Mère de la miséricorde ». Il mourut en 1645. Chaque année on fait mémoire de lui comme bienheureux et vénérable.

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