Intention de prière ?
Jour

Adam Scot (Tous les jours)

Adam naquit à Berwichshire vers 1150. Attiré par la vie contemplative, il brûlait du désir de mener une telle existence. Sa profession lui laissa un souvenir qu’il évoquait souvent : Un bon religieux ne perd jamais ou rarement de vue les promesses par lesquelles il s'est obligé, disait-il.

A 24 ans, il fut ordonné prêtre. Il avait beaucoup lu la sainte Bible et les Pères de l’Eglise. Jeune prêtre, il commença à prêcher et à écrire. En 1180, il fut choisit comme coadjuteur de son abbé de Dryburgh, et lui succéda en 1184. Son activité dans le domaine temporel ne dut pas être importante : le cartulaire ne mentionne aucun acte de lui. C’était la vie spirituelle et contemplative qui l’intéressait. Il rédigea quatorze sermons Sur l’Ordre, l’habit et la religion des chanoines de l’Ordre de Prémontré. Il y expliquait la formule de notre profession, dont la caractéristique est la communion des esprits et la concorde. La vie du cloître est une lente purification des passions et une école de persévérante conversion. Il rédigea une autre oeuvre : Du tabernacle en trois parties, et son chef-d’œuvre : De la triple contemplation, qu’on peut comparer aux Confessions de saint Augustin. Il y écrit : L’âme qui se livre à la contemplation quotidienne et se laisse pénétrer par la grâce ne peut demeurer dans l’obstination du péché. Selon Adam : Il faut faire l’impossible pour contribuer au bonheur des frères. C’est faire plaisir à Dieu.

A la suite du chapitre général de 1188 ou 1189, Adam, qui accompagnait l’abbé de Prémontré, passa par la chartreuse de Val-Saint-Pierre (dans l’Aisne). Il y prêcha et fut si édifié qu’il résolut de se faire chartreux. Il entra dans la maison de Witham et y vécut encore vingt-quatre ans dans la contemplation. Le jour des Rameaux 1213 ou 1214, il fit ses adieux à son prieur Robert. Le mardi-saint, vêtu d’un cilice et couché sur la cendre bénite, il mourut sans souffrance.

Aux Prémontrés, il a rappelé de mille manières que le propre des chanoines réguliers est d’enraciner le ministère des âmes dans la vie contemplative, dont les observances ne sont que le cadre, et qu’il faut atteindre à force de pureté, de désir et de prière.

Georges de Lienhart - Roggensburg (D) (Tous les jours)

Georges Lienhardt, né en 1717 à Uberlingen, était fils de sénateur. Il reçut l’habit blanc de saint Norbert à l’abbaye de Roggenburg en 1736. Après ses études de philosophie et de théologie à l’université de Dillingen, il fut ordonné prêtre en 1741. Nommé professeur à l’abbaye, il instruisit les jeunes clercs dans les sciences sacrées. Ensuite, il devint successivement circateur, sous-prieur, et prieur. La communauté le choisit comme abbé en 1753.

Il faudrait un livre spécial pour narrer tout le bien que Lienhardt s’efforça de faire au monastère de Roggenburg et à ses religieux. Il fit construire de beaux bâtiments, enrichit la sacristie et la bibliothèque, embellit et restaura les sanctuaires desservies par ses chanoines, notamment la chapelle du pèlerinage de Schiessen. L’abbé-général fit de lui son vicaire pour la circarie de Souabe. Georges Lienhardt réussit à merveille, au long de son gouvernement, à réconcilier les dissidents, et signe très parlant, il fut généralement aimé et respecté à la fois des puissants et des humbles.

Comme abbé, il maintenait fermement la discipline claustrale, donnant lui-même le bon exemple, nuit et jour. Son affabilité exquise lui facilitait la tâche, en lui attirant les cœurs. Lors de la suppression de la Compagnie de Jésus, en 1774, il ressentit un chagrin extrême. Dévot fidèle de la Vierge Marie, il mourut le lendemain de la fête de l’Immaculée Conception, le 9 décembre 1783, âgé de 66 ans.

Nous devons à Georges Lienhardt un Exhortator domesticus, une œuvre publiée en 1754,  dans laquelle il décrit le caractère spécifique de l’ordre de Prémontré. On a parfois reproché à l’auteur un style par trop baroque et répétitif.

En 1764, Lienhardt publia également des Ephemerides hagiologicae, composées sur l’ordre des prélats de la circarie de Souabe dans leur réunion de Schussenried de 1760. Les abbés avaient exprimé le désir d’avoir un recueil des saints, bienheureux et vénérables membres de l’ordre de Prémontré. Lienhardt composa avec goût cet hagiologe, à la gloire de Dieu, en l’honneur de nos saints et bienheureux prédécesseurs, visant à l’édification des fils et des filles de saint Norbert.

On doit encore à l’abbé de Roggenburg un Spiritus litterarius norbertinus, publié en 1771. C’est la première histoire littéraire de l’ordre de Prémontré, où Lienhardt évoque quelque six cent écrivains de notre Ordre. Les ouvrages de Lienhardt ne manifestent certes pas beaucoup d’esprit critique, mais ils abondent en informations intéressantes, et l’Ordre doit beaucoup à ce saint et laborieux prélat.

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