Mer. 12 Aoû, 2020

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Anselme d'Avelberg (D) (Tous les jours)

Probablement originaire de Lorraine ou de Rhénanie, Anselme étudia sous la férule d’Anselme de Laon. Devenu l’un des premiers disciples de saint Norbert, il le suivit à Magdebourg lors de son épiscopat. En 1130, Anselme fut consacré évêque de Havelberg, il avait à peine 30 ans. Il accompagna l’empereur Lothaire en Italie en 1133, et vécut la plupart du temps à la cour impériale. En 1136, il fut envoyé en ambassade à Constantinople, où il défendit la cour de Rome contre les évêques byzantins. Dans ses écrits, il fit preuve d’une profonde science théologique et aussi de courage, car il mettait à nu les abus qui déshonoraient l’Eglise.

En 1147, Anselme prit part à la croisade organisée contre les Wendes. Il fit venir des colons des Pays-Bas afin de repeupler ces régions dévastées. Puis la faveur de l’Empereur Frédéric le fit nommer exarque de Ravenne.

Anselme avait gardé pour la mémoire de saint Norbert la piété filiale la plus touchante, et il considérait comme le plus grand bonheur de sa vie d’avoir connu le saint. Sa spiritualité est marquée par une dévotion spéciale au saint Esprit. Lui-même, a incarné l’image de la « vie mixte », qui n’est pas un mélange de contemplation et d’action, mais un dépassement de la contemplation pour une action d’ordre supérieur. Il mourut pendant le siège de Milan, le 12 août 1158.

Stephan de Horrichem - Steinfeld (D) (Tous les jours)

Stephan est un chanoine de l’abbaye de Steinfeld. Devenu bachelier en théologie, il fut président du collège norbertin de Cologne, entre 1635 et 1637. Envoyé alors à Reichenstein pour y être prieur, il dirigea la maison entre 1639 et 1686. Il avait trouvé ce petit monastère dans un état de grande désolation et le fit revivre d’une vie religieuse fervente. C’était à l’époque où les troupes suédoises sévissaient dans la région de Jülich et s’efforçaient d’imposer le luthéranisme à la population. Le prieur Stephan veillait sur ses fidèles. Déguisé en paysan, on le voyait parcourir les village pour réconforter ceux qui chancelaient dans la foi, pour assister les pauvres et empêcher la soldatesque d’intimider les âmes. Il mourut saintement le 12 août 1686.

Sa mémoire reste en bénédiction au pays de Montjoie, où les habitants le considèrent comme l’apôtre de la contrée. Cette haute estime envers Stephan vient assurément de son intrépidité à défendre la vraie religion.