2018 02 18 nicolas diat1Nicolas Diat est aujourd'hui une plume connue. Nous lui devons une belle biographie du pape Benoît XVI, ainsi que deux livres à succès co-écrits avec le cardinal Robert Sarah. Son dernier ouvrage, Un temps pour mourir. Derniers jours de la vie des moines, vient de sortir aux éditions Fayard. Un chapitre y est consacré à notre défunt frère Joël.

En mai 2017, la communauté a reçu Nicolas Diat, qui avait entrepris un véritable tour de France des monastères, pour mener une enquête d'un genre inédit : comment meurt-on dans les monastères ? Quel regard y porte-t-on sur la mort ? Comment y accompagne-t-on les mourants ? Au cours des quelques jours qu'il a passés à Mondaye, Nicolas Diat s'est entretenu avec le Père abbé, le Père prieur et le frère infirmier, pour savoir comment nous avions vécu le décès de frère Joël, en mars 2015.

Voici un extrait de cet ouvrage :

« Les tombes des chanoines se trouvent dans le cimetière communal, mais les Pères abbés reposent dans l'église canoniale. Aujourd'hui, e souvenir du père Joël reste vivant, inépuisable. Il réchauffe encore les cœurs. Chaque jour, les chanoines prient pour lui. En montant au sanctuaire, les frères passent à côté de sa tombe. Ils repensent à toutes ces années où il était le premier arrivé pour les offices.

Avant sa mort, le père Joël aimait beaucoup venir prier près de la dalle funéraire où il savait qu'il serait enterré. Cet emplacement le réjouissait car il imaginait qu'un jour, avant le début de la messe, les enfants viendraient courir sur la pierre tombale » (pp. 193-194).

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Sans verser dans le voyeurisme, Nicolas Diat réussit à montrer à quel

point la mort n'est pas tant le terme de notre vie que le passage vers la vie éternelle. Tous les récits inclus dans ce livre sont une invitation à l'espérance, et un enseignement sur la force d'une communauté. En effet, les religieux veillent à accompagner le frère mourant jusqu'au terme, à l'assister jusqu'à ce qu'il puisse remettre son esprit au Père, source de toute vie. En cela, la mort témoigne donc aussi de la force des liens qui nous unissent dans le Christ, au sein d'une communauté. Dès lors, en lisant – ou plutôt en dévorant – le beau livre de Nicolas Diat, vous n'apprendrez pas seulement une belle leçon sur la mort, mais vous découvrirez également la face cachée, quelque peu intime, de la charité fraternelle. Elle est le ciment de la vie commune, et on ne la voit guère. Ce livre a l'immense mérite de vous en dévoiler un pan.


 

« Une communauté est faite à part entière de vivants et de morts. Le présent des chanoines se nourrit de la mémoire des défunts. Quand les chanoines se trouvent dans les stalles du choeur, qui date de 1743, ils savent que beaucoup de frères sont passés avant eux. Ils ne connaissent pas forcément leurs noms. Mais ils ne les oublient pas » (p.195).

Références: Nicolas Diat, Un temps pour mourir. Derniers jours de la vie des moines, Paris: Fayard, 226 p, 20,90 euros. Le livre est disponible à la Librairie Saint-Norbert, et en ligne en cliquant ici

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