Intention de prière ?

Ce 1er septembre a lieu la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création. Elle ouvre le Temps de la Création, qui se tient jusqu’au 4 octobre, en étant célébré cette année comme un “Jubilé pour la Terre”. A Mondaye, l'appel à respecter les ressources de la planète et à les distribuer équitablement nous poussa il y a quelques années à créer deux potagers. Reportage dans les jardins de l'abbaye. 

 Le potager des Amis de Jean Bosco

P1080453 minNombreux sont les visiteurs de l'abbaye, ou les paroissiens, qui s'extasient devant la beauté de la cour de la ferme, avec ses radis de diverses variétés, ses haricots, ses tournesols, ses fruits, ses légumes, ses senteurs, et ses couleurs. Souvent, au détour d'une promenade, une question fuse vers les frères, pour leur demander comment ils trouvent le temps d'entretenir pareil jardin. Rendons à César ce qui lui appartient, et reconnaissons-le : la beauté de ce jardin n'est pas à imputer au travail des frères, même si certains ont la main (très) verte. 

Ce jardin, qui se développe depuis janvier 2013, est une activité de l'AAJB (Association des Amis de S. Jean Bosco), basée près de Caen. Il a pour mission d'aider à la réinsertion de personnes que la vie n'a pas épargnées, et qui sont bénéficiaires du RSA. À ceux qui ont perdu pied dans le monde, une aide globale est proposée dans l'atelier de l'AAJB à Mondaye. En effet, pour permettre à ces personnes une réinsertion plus facile dans la société, le jardin offre de reprendre confiance en soi, de retrouver l'habitude de se plier à des horaires de travail et de travailler en équipe. Elles apprennent aussi à cuisiner, pour retrouver un mode de vie plus sain, et repartent chez elles avec de bons produits, qui sont le résultat de leur lent et patient travail. Ainsi, le jardin, dont nos sens s'émerveillent, est pour ces personnes en difficulté, un support donnant une seconde chance, et une main tendue pour bénéficier de jours plus heureux.

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Le jardin accueille au total une vingtaine de personnes, qui s'engagent pour vingt-quatre mois. Sous la responsabilité de Dominique, qui encadre l'atelier et dirige le jardin, elles reprennent pied et retrouvent une autonomie. Chaque jour, une navette passe au domicile des personnes accueillies pour les conduire jusqu'à l'abbaye, où elles travaillent toute la matinée et déjeunent ensemble, dans un esprit d'équipe que soude le travail en commun. L'après-midi est également passé en extérieur, à embellir les plate-bandes et à bichonner les plantations. Depuis quelques temps, un herbier est installé, qui permet de cultiver des espèces florales en grande quantité, échangées avec d'autres structures similaires, dans une perspective de développement. En outre, le surplus des récoltes est confié aux Restos du cœur et à des structures hébergeant des demandeurs d'asile.

Le potager de la communauté

Suite à une réflexion communautaire, menée grâce à la dernière visite canonique, nous avons pensé en 2017 qu’il serait bon que nous ayons un lieu de travail commun où les frères puissent produire ensemble, quelque chose d’utile à l’abbaye. Sensibles à l’appel du Pape François au sujet du respect de la création, nous avons voulu que ce projet soit durable et puisse engendrer une conversion plus globale de notre vie commune quant à notre empreinte écologique. Nous avons donc décidé de créer un potager conduit en bio, avec l’objectif audacieux de parvenir, à terme, à l’autosuffisance en légumes pour la communauté et l’hôtellerie. Vous ne connaissez probablement pas ce potager dans la mesure où il se trouve en cloture. 

P1080460 minAvec l’aide précieuse de la chambre d’agriculture, nous avons évalué qu’une surface de 1500m² devrait nous permettre de parvenir à notre but (180m² sous serre et le reste en plein champ). Pour l’ensemble de notre production, nous avons opté pour la technique de maraîchage sur sol vivant. C’est-à-dire que nous travaillons sur des planches fixes (buttes de terre de 80cm de large sur 15 à 20m le long) séparées par des passe-pieds (petits chemins) de 40cm de large. L’esprit est de travailler en bonne intelligence avec la création ; l’ensemble du système repose sur la lutte biologique présente dans la nature (l’utilisation de toute molécule de synthèse y est donc absolument proscrite).P1080461 min

 

Pour cela, nous cherchons à prendre soin de l’ensemble des composantes du milieu naturel. À titre d’exemple, pour favoriser la vie souterraine (vie microbienne, vers de terre, insectes…) nous ne travaillons pas le sol. Pour lutter contre l’enherbement (principale difficulté dans ce type de système) nous maintenons constamment la terre recouverte d’un paillage (paille, foin, déchets de tonte, feuilles mortes…). En ce qui concerne les insectes, nous cherchons à développer une large biodiversité (de faune et de flore) de sorte à obtenir une population abondante et variée. Une telle diversité permet la mise en place d’une concurrence naturelle des espèces qui induit un équilibre et limite la prolifération des ravageurs. Nous voulons aussi développer les associations de cultures : certaines plantes ont un pouvoir répulsif sur certains insectes, le poireau par exemple est répulsif pour le principal ravageur de la carotte et inversement, il est donc intéressant de les cultiver simultanément en rang alternés. Aussi, la création d’une marre favorise l’installation de grenouilles qui sont des prédateurs naturels des limaces. L’installation d’abris pour hérissons a le même effet. 

 

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