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Si j’avais choisi les chants de la messe d’aujourd’hui, j’aurais hésité - longtemps - à prendre, ou pas, des paroles d’Edith Piaf : Quand il me prend dans ses bras, qu’il me parle tout bas… je vois la vie en rose… 

Soyons sérieux, et revenons à la parabole : « (le père) leur partagea ses biens [grec = ses moyens de vie] » (v.12). L’initiative du partage vient du père. Bien évidemment, il le fait parce que le plus jeune fils l’a demandé. Il aurait pu conserver la part de l’ainé, mais ne le fait pas. Aucune préférence pour ce père, ou bien disons plutôt qu’il a une préférence réciproque pour chacun.

Et si Dieu était ce père, et nous, ces enfants !

Vous l’aurez compris, je souhaite m’intéresser à ce que cet évangile nous révèle de Dieu en tant que Père, et de sa relation avec ceux qui sont ses fils.

Le père et le jeune fils

Que désire ce fils ? Il veut son autonomie. En soi, cela pourrait être tout à fait louable. Ce garçon ne finira pas comme un certain Tanguy dans un film, qui à 30 ans passés, habite encore chez ses parents. Non, celui-là aura bel et bien pris son envol. 

Alors, où est le mal ? C’est qu’il réclame un « avoir ». Il fait de son père, un “cochon-tirelire“ ; un comble pour un juif !

Comment se résout la situation? Avez-vous remarqué que le jeune fils utilise deux fois la même expression : la 1e fois il se parle à lui-même (v. 18) ; la 2e fois il répète cette même phrase face à son père « j’ai péché contre le ciel et envers toi » (v. 21). Entre ces deux répétitions, le père a couru au devant de lui, et l’a pris dans ses bras. 

Et quand le père a entendu la réplique « j’ai péché contre le ciel et envers toi », nul besoin d’exprimer le pardon ; c’est inutile car dans le cœur miséricordieux, le pardon est déjà accordé. Aussi le père invite à aller de l’avant, à rendre grâces, et à festoyer. 

Le psaume que nous avons chanté l’illustre fort bien : Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son Nom. Je bénirai le Seigneur en tout temps. (Ps 33)

Le père de la parabole a partagé ce qui est vital pour lui : « Mon fils était mort, il est revenu à la vie » (v. 24). Ce qui rend la vie à cet enfant, c’est le fait d’être le fils de son père. 

Quant à Dieu, ce qu’il donne à chacun de ses enfants, c’est la possibilité d’être en relation avec Lui, une relation filiale.

Nous, à notre baptême il nous sommes devenus « enfants de Dieu », ce que saint Paul écrit aux Ephésiens « Dieu nous a prédestinés à être pour lui des fils adoptifs par Jésus le Christ » (Ep 1,5). 

Je voudrais conclure cette 1e partie en donnant la parole à un autre père, un Père de l'Église, Tertullien : « Un père plus père que Dieu, il n’y en a pas ; plus tendre, il n’y en a pas. Toi donc, qui es son fils, sache que même si tu le quittes après qu’il t’ait adopté, même si tu reviens nu, il te recevra… ».

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