Intention de prière ?

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Avec l’Évangile de ce jour, nous sommes loin d’une banale et naïve préparation à la fête de Noël. Écoutez donc ce que Jean dit de Jésus : « Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Vraiment, la Parole de Dieu d’aujourd’hui nous réveille ! Oui, le Seigneur va venir. Il est déjà venu comme un petit enfant en Judée, il y a deux mille ans. Mais il viendra à nouveau… et ça risque de déménager ! L’Évangile d’aujourd’hui nous appelle à la radicalité de la conversion, (1) ici et maintenant, (2) pour contempler le Christ et boire avec lui la coupe du salut. (3) 

L’Évangile nous appelle à la radicalité de la conversion... Avouons-le : nous préférons souvent nous dire que les paroles de colère ou de jugement sont réservées à l’Ancien Testament, paroles que Jésus, heureusement, aurait transformées pour nous donner des paroles d’amour. Mais force est de constater que même dans les Évangiles, l’appel à la conversion est radical : « Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu. » « Jean-Baptiste met en relation la conversion et la présence de Jésus, et aussi le Jugement qui vient, et le feu soudain allumé de la colère de Dieu, dont nous devons être délivrés. En la personne de Jésus, Dieu a pris la pelle à vanner en main, et se tient prêt à nettoyer son aire1. » Vanner, c’est séparer le grain et la paille. On conserve le grain et on brûle la paille. L’image est très forte et sans ambiguïté. Il s’agit bien d’un nettoyage. Vanner, c’est juger, séparer, trier, répartir… Mettre ceci d’un côté et cela de l’autre… C’est parfois douloureux, mais souvent indispensable. Vanner, finalement, c’est tout remettre en ordre. Dans la Genèse, Dieu crée en mettant de l’ordre : il sépare la lumière des ténèbres, les eaux d’en haut de celles d’en bas, la terre et la mer. Finalement, aujourd’hui, c’est la radicalité de la conversion qui nous est présentée. L’heure est venue de sortir de notre sommeil. Convertissons-nous ! Le pape François, dans son homélie pour la canonisation de Paul VI disait : « Jésus est radical. Il donne tout et demande tout : il donne un amour total et demande un cœur sans partage. […] À lui qui nous offre la vie éternelle, nous ne pouvons pas donner un bout de temps. Jésus ne se contente pas d’un ‘pourcentage d’amour’ : nous ne pouvons pas l’aimer à vingt, à cinquante ou à soixante pour cent. Ou tout ou rien2 ! » Alors, il faut choisir de suivre Jésus ou de ne pas le suivre. L’entre-deux n’est pas possible !

ici et maintenant,… Et choisir Jésus, ce n’est pas pour demain. C’est pour aujourd’hui ! Le grand spirituel André Louf nous explique : « Il est toujours illusoire de se croire converti une fois pour toutes. Non, nous ne sommes jamais que des pécheurs, mais des pécheurs pardonnés, des pécheurs-en-pardon, des pécheurs-en-conversion. Se convertir, c’est toujours recommencer ce retournement [vers Dieu]. Ce retournement n’est jamais terminé, car il ne fait jamais que commencer. Antoine le Grand, Patriarche et Père de tous les moins, le disait d’une manière lapidaire : ‘Chaque matin je me dis : aujourd’hui je commence.’ Et Abba Poimen, le second parmi les Pères du désert, le plus illustre après Antoine, que, sur son lit de mort, l’on félicitait d’avoir vécu une vie heureuse et vertueuse, et de pouvoir en toute confiance se présenter à Dieu, répondit : ‘Je dois encore commencer, je commençais à peine à me convertir.’ Et il en pleurait3. » La conversion est donc une affaire de temps. Il faut du temps pour se convertir… Mais on n’a pas le temps d’attendre ! C’est maintenant que notre conversion doit commencer.

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