Intention de prière ?

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Nous sommes devant la page la plus saisissante de l’Evangile, et je me sens vraiment tout petit, cette semaine, même si j’ai longuement médité et travaillé cette page, et maintenant, je voudrais surtout me taire. Puisqu’il faut parler, voici trois simples remarques.

Ma première remarque sera pour le lieu de la scène, pour la géographie sacrée. Saint Matthieu fait remarquer que Jésus a emmené les trois disciples sur « une haute montagne ». Pour comprendre, il faut que nous pensions aux montagnes successives des événements importants de la vie de Jésus, je ne détaille pas mais tout bien compté, de la première montagne, celle de la tentation au désert, à la dernière, celle de l’Ascension, il y en a sept. Cette chaîne de montagnes, à la fois réelles et symboliques, est comme une grande question sur l’identité et le vrai pouvoir de Jésus : le tentateur de la première montagne propose un pouvoir humain, dont Jésus ne veut pas. Mais sur la septième et dernière montagne, Jésus déclare : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ». Que s’est-il donc passé pour que Jésus accepte maintenant ce pouvoir universel ? Il a fallu pleurer au mont des Oliviers et mourir sur le mont du Golgotha, il a fallu l’événement pascal, la Pâque bien sûr. Et c’est pour cela qu’on lit traditionnellement ce texte au 2e dimanche du carême, sur le chemin des catéchumènes, qui sont baptisés à Pâques.

Dans ce schéma de montagnes successives, la haute montagne de la transfiguration est au centre de la vie d’homme du Fils de Dieu, au cœur du mystère de l’incarnation, mais un peu comme l’envers de cette histoire. Car l’étonnant n’est pas que Jésus ait été transfiguré ce jour-là, que la lumière divine ait resplendi, sur la montagne du Thabor, dans son visage d’homme. L’étonnement est plutôt, comme le dit Origène, que Jésus ait réussi à cacher cette lumière, tous les autres jours de sa vie d’homme. Je pense souvent à Moïse, dont la face resplendissait, après ses entretiens avec Dieu, si bien qu’il était obligé de voiler son visage pour ne pas éblouir ses proches. Combien plus Jésus devait-il cacher son resplendissement intérieur de fils de Dieu. Au fond, tout le mystère de l’incarnation, y compris le visage du Christ défiguré lors de la passion, est à contempler comme un envers de la Transfiguration. Jésus, vrai Dieu né du vrai Dieu, lumière né de la lumière, comme nous récitons chaque dimanche, a accepté que cette lumière se fasse un temps invisible.

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