Intention de prière ?

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Avec cet épisode et ce qu’il entraîne, nous sommes, dans cette page d’évangile, à la source signifiante de l’activité de Jésus. L’homme du récit est aveugle de naissance et sa cécité ne provient pas du péché. Il ne peut donc pas être une figure de la condition pécheresse de l’humanité. Son état symbolise la ténèbre où se trouve tout homme avant d’être éclairé par la révélation du Fils. On peut ainsi mieux comprendre pourquoi cet aveugle ne formule aucune prière près de Jésus. Il ne peut demander ce qu’il ignore. Il ne va donc pas récupérer un bien qu’il aurait possédé puis perdu. Il va naître à une nouvelle existence.

Dans ce récit, l’aveuglement volontaire, résultat du péché, ne concerne que celui des pharisiens. Pour l’aveugle de naissance, le don signifié dans le texte est celui d’une transformation comparable à celle que produit la naissance d’en haut : « à moins de naître d’en haut, on ne peut voir le royaume de Dieu. » (Jn 3,3).

Ici, il ne s’agit donc pas tant de signes que d’œuvres car de là Jésus fait rayonner la lumière qu’il est, en débusquant les fausses explications de l’infirmité de l’aveugle-né qui recourent notamment  à un péché archaïque.

Observons que pour lui donner la vue, Jésus agit à la façon de la création originelle de l’homme avec une boue stupéfiante pour ceux-là seuls, peut-être, qui n’ont jamais vérifié les propriétés thérapeutiques de la terre. A l’homme « aveugle de naissance » il enjoint alors d’aller se laver ; celui-ci obéit à la parole de Jésus, « les yeux fermés » !

« Et quand il revint il voyait ».

Les signes de Jésus appellent à une option personnelle, à un choix qui engage vis-à-vis du mystère que le prodige a signifié. Les gens de son entourage qui rencontrent désormais l’ancien aveugle n’en croient pas leurs yeux. Ils tergiversent. Leur description du passé - « il se tenait assis… » - souligne cependant bien le changement intervenu.

Mais que ses voisins ne s’y trompent pas ! En effet à ceux-là qui s’interrogent il parle, il se dit lui-même et affirme son identité : « C’est bien moi »… Oui c’est bien lui qui se tenait là pour mendier. Ainsi, « voir » permet de parler en prenant position, en se risquant soi-même au point d’aller jusqu’à dire « c’est bien moi ». C’est la dynamique du « croire » qui fait parler grâce à Jésus. A cette identité affirmée de l’ancien aveugle, la parole de Jésus fera d’ailleurs écho à la fin du récit. « Tu le vois, c’est lui qui te parle ».

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