A l’instar de la représentation du Christ ressuscité de Mathias Grünewald qui peint un Christ s’élevant au-dessus du tombeau dans un rayonnement de lumières éclatantes, tandis que s’affalent à ses pieds les gardes terrassés, nous aurions pu nous attendre, ce matin, à entendre un récit qui exprime de manière indiscutable, évidente, fascinante, la manifestation du Seigneur ressuscité. On assisterait alors au triomphe du mythe. Il en va tout autrement dans les évangiles, et particulièrement dans celui d’aujourd’hui. L’Eglise au jour de Pâques nous renvoie à la foi des Apôtres, de Pierre et de Jean, du disciple que Jésus aimait et dont il est dit sobrement : il vit et il crut.

Un tombeau vide, des linges posés à plat : s’il y a signe, le moins qu’on puisse dire est qu’ils fonctionnent en creux. Tout au plus viennent-ils contredire l’opinion, répandue chez les juifs, selon laquelle les disciples de Jésus seraient venus voler le corps de Jésus la nuit. Si cela avait été le cas, ils auraient emporté le linge et le suaire qui ne faisaient qu’un avec le corps. Mystérieuse disparition, qui renvoie à une autre manière de voir, une autre manière de comprendre, celle qui vient de la foi, nourrie de la méditation des Ecritures.

 

La résurrection du Christ, que nous fêtons aujourd’hui et pendant cinquante jours jusqu’à la Pentecôte n’est pas le souvenir d’un événement parmi d’autres de la vie de Jésus mais bien l’entrée de l’humanité toute entière dans une étape nouvelle de son histoire, de son évolution pour ainsi dire, une étape définitive, sans aucun retour en arrière possible.

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